Foire aux questions

Le développement de cette technique est à la base de la création de notre asso, dont le nom est emprunté à son principal acteur le vers EISENIA. Alors autant vous dire qu’on a causé lombricompostage des heures et des heures durant, lors de salons, conférences, rencontres, animations, etc. On peut donc vous ressortir un petit panel de questions/affirmations qui nous ont été posées régulièrement, des plus basiques aux plus saugrenues, ce qui vous permettra sûrement d’en apprendre un peu plus…

  • (en regardant un lombricomposteur)… « C’est quoi, c’est nouveau ? »
    Ben….euh….La technique du lombricompostage telle quelle date du début du 20ème siècle et s’est pas mal développée dans les années 80, mais avant le développement de l’agriculture intensive, il était normal et logique de nourrir les sols (et donc les vers de terre) pour que les récoltes soient meilleures…. Mais ça ne s’appelait pas du lombricompostage. Et puis on le rappelle, cette technique s’inspire du travail fait naturellement par les vers depuis des millions d’années…Vous savez, ce travail qui fait qu’aujourd’hui, on dispose de sols fertiles, donc de végétation, et donc d’oxygène et de nourriture….
  • « Est-ce que ça pue ? »
    Non, non, non, et définitivement non, à condition de respecter les règles de bases du lombricompostage ; il y a une légère odeur de « sous-bois » qui apparaît lorsque que l’on ouvre son lombricomposteur, point barre. Les vers ne sont pas fugueurs, vous n’allez pas non plus en retrouver dans votre appartement ou vos toilettes au réveil, ils fuient la lumière donc vous ne les verrez même pas, protégés qu’ils sont dans leur milieu de vie. Ils sont propres, ne sont sujets à aucune maladie et n’en véhiculent pas non plus. Oui, le compagnon idéal (ok ils ne sont pas très affectueux, pour la soirée TV avec les vers sur le canapé, c’est loupé) !
  • « J’ai un tas de compost au fond de mon jardin,
    y’a plein de vers, je fais donc du lombricompostage ? »
    Euh…ni oui ni non ! Déjà c’est plutôt une bonne nouvelle pour votre jardin qu’il y ait des vers qui viennent naturellement. Effectivement les vers et de manière générale la faune du sol participent au processus, y compris en compostage classique. Si ils sont en nombre suffisant, et avec des déchets étalés en fine couches, ils peuvent prendre le dessus sur le « phénomène de chauffe », cela deviens du compostage à froid, très intéressant, limitant les pertes gazeuses ou liquides. Pour que cela devienne du lombricompostage fait dans les règles de l’art, il faut organiser la migration des vers pour qu’ils soient maintenus en nombre suffisant dans la durée.
  • « C’est quoi la différence avec le compostage classique ? »
    Le but de base reste le même : il s’agit de revaloriser sur place les déchets organiques. Le compostage classique (ou « thermique ») consiste à créer un phénomène de  « chauffe » qui dégradera les matières via l’action de bactéries thermophiles ; alors qu’ici, les vers s’occupent de la dégradation, il n’y a pas de chauffe (celle-ci fait fuir les vers). Le processus est différent ; la matière produite, le lombricompost est différente ( matière plus riche et surtout plus chargée en micro-organismes vivants que du compost issu d’un processus thermique) ; d ‘ailleurs au niveau agronomique, il peut être intéressant d’utiliser l’un ou l’autre, suivant les besoins. Enfin, il nous semble, en tant que grands défenseurs du lombricompostage, que son potentiel de développement en ville est très important, lié a ses caractéristiques : processus rapide, pas/peu de dégagements d’odeurs, possibilité de le faire de plein sol, hors-sol et/ou en intérieur.
  • « Comment ça marche le lombricompost sur les plantes ? »
    Pour avoir une définition précise du fonctionnement et des qualités du lombricompost, on vous invite à aller lire le mémoire de vincent Ducasse réalisé au sein de l’asso ( MÇmoire Vincent Ducasse.compressed ). Sinon, grosso modo, le lombricompost apporte les éléments nutritifs dont les végétaux ont besoin pour se développer (et de façon plus large et bénéfique que les engrais issus de la chimie), et sa texture particulière agit comme une « éponge » qui permet de conserver l’eau et de la distribuer lentement, diminuant fortement les besoins en arrosage. On se répète peut-être,, mais le lombricompost a des qualités proches de l’humus, soit la couche fertile des sols.
  • « Mais si il reste des vers dans le lombricompost, ils vont manger mes plantes ? »
    ben non même pas, puisqu’ils ne s’occupent que des matières organiques mortes. En plus ils ont même pas de dents pour croquer vos plantes. Si il reste des vers et des cocons dans le lombricompost, tant mieux pour vous, ils vont continuer à faire leur travail d’enrichissement du sol.

worm, euh ! work in progress…