On se permet de piquer le titre de cette (excellente !) BD de Riad Sattouf, car nous aussi, chez Eisenia on se fait un grand come-back dans le monde des bandes de copains, de l’acné purulente, de la pression des exams et des profs qu’on aime/hait, bref, on intervient en ce moment dans 3 établissements scolaires. Et qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? Oui, bravo, ce qu’on sait faire de mieux, à savoir installer des lombricomposteurs qu’on fabrique avec des ados, avec pour buts à peine cachés :

1. valoriser localement, encore et toujours, cette sacrée matière organique produite ou utilisée dans les établissements et détourner ainsi des volumes plus ou moins conséquents de déchets du circuit de l’incinération

2. faire de l’éco-pédagogie envers un public ado qu’on touchait jusqu’ici assez rarement

3. leur apprendre au passage quelques techniques de bricolage, ça sert toujours

4. leur permettre de s’exprimer dans un cadre différent, construisant ainsi des projets partagés élèves/profs/animateurs et même d’inverser les rôles puisqu’au final, les élèves finissent par transmettre un savoir acquis au cours des séances aux professeurs ne participant pas à l’action…

Petit retour en images sur ces trois projets en cours : (on vois que des gens penchés, c’est normal, c’est qu’on travaille !)

Collège Henri Barbusse (Vaulx-en-Velin) :

Construction d’un lombricomposteur en bois (capacité 2 T /an) destiné à recueillir les déchets ramenés par la grosse équipe des profs avec une classe de 5ème / SEGPA. (prof : Fred Lebeau).

Lycée La Trinité (Lyon 6ème) :

panneau réalisé par Patricia Gomba et ses élèves

Fabrication « expérimentale » d’un lombricomposteur fait en grande partie à partir de matériaux recyclés, apportés en partie par les élèves qui sont « éco-délégués » au sein de l’établissement, encadrés par leur prof de SVT, Patricia Gomba.

Lycée Saint-Louis/Saint-Bruno (Lyon 1er) :

Construction d’un lombricomposteur en bois (capacité 2 T/an) destiné à valoriser tout ou partie des déchets de production de la cantine (préparation sur place). Le lombricompost produit sera utilisé directement dans un potager en cours de construction. Les élèves qui participent sont volontaires et cette action est inscrite dans un ensemble d’actions mené par un « éco-service civique », Simon Bourdeau.

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